À propos de l’initiative #StOpE
Depuis le 11 janvier 2021, l'AFMD anime et coordonne l'initiative #StOpE : trois réunions sur les actions menées et un événement d’intégration des nouveaux signataires ont lieu chaque année.
L’initiative #StOpE (Stop au Sexisme dit Ordinaire en Entreprise) a pour objet de mutualiser les énergies afin de lutter contre le sexisme dit ordinaire au travail et d’essaimer les actions sur ce sujet. Cette raison d’être se reflète au travers de trois démarches :
- Un acte d’engagement : l’initiative #StOpE définit huit actions prioritaires pour agir contre le sexisme dit ordinaire
- Un collectif d’employeurs : 300 organisations (entreprises privées et publiques, grandes écoles, associations) sont investies
- Un espace de partage de pratiques et de ressources : groupes de travail, témoignages, mises en commun de supports et dispositifs.
La co-construction et l’échange sont les principes fondamentaux de l’initiative et sont inscrits au cœur des missions menées. Les signataires sont encouragés à s’engager ensemble dans des actions communes.
Les huit engagements
En signant l’acte d’engagement #StOpE, les organisations s’engagent à déployer dans l'année à venir au moins une des actions prioritaires suivantes :
- Afficher et appliquer le principe de tolérance zéro
- Informer pour faire prendre conscience des comportements sexistes (actes, propos, attitudes) et de leurs impacts
- Former de façon ciblée sur les obligations et les bonnes pratiques de lutte contre le sexisme dit ordinaire
- Diffuser des outils pédagogiques aux salarié·es pour faire face aux agissements sexistes en entreprise
- Inciter l'ensemble des salarié·es à contribuer, à prévenir, à identifier les comportements sexistes et à réagir face au sexisme dit ordinaire
- Prévenir les situations de sexisme et accompagner de manière personnalisée les victimes, témoins et décideurs dans la remontée et la prise en charge des agissements sexistes
- Sanctionner les comportements répréhensibles et communiquer sur les sanctions associées
- Mesurer et mettre en place des indicateurs de suivi pour adapter la politique de lutte contre le sexisme dit ordinaire.
Découvrir le livret de présentation

25 janvier : journée nationale contre le sexisme
Suite à la proposition faite par le Haut Conseil à l'égalité (HCE) de dédier une journée nationale à cette cause, le président de la République a accepté, en 2023, de faire du 25 janvier la journée nationale de lutte contre le sexisme.
C'est à cette même occasion que les signataires et les nouveaux signataires de l'initiative #StOpE se réunissent au moment de la cérémonie annuelle.
Cérémonie annuelle 2022 Cérémonie annuelle 2023
Qu'est-ce que le sexisme dit ordinaire au travail ?
Le sexisme dit ordinaire au travail se définit comme l’ensemble des attitudes, propos et comportements fondés sur des stéréotypes de genre, qui sont directement ou indirectement dirigés contre une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe et qui, bien qu’en apparence anodins, ont pour objet ou pour effet, de façon consciente ou inconsciente, de les délégitimer et de les inférioriser, de façon insidieuse voire bienveillante, et d’entraîner une altération de leur santé physique ou mentale.
Il se manifeste au quotidien, par exemple, à travers des blagues et commentaires sexistes, des remarques sur la maternité, des stéréotypes négatifs, des incivilités ou des marques d’irrespect, des compliments ou critiques sur l’apparence physique non sollicités, des pratiques d’exclusion.
Sources :
• Le sexisme dans le monde du travail : entre déni et réalité. Brigitte Grésy et Marie Becker. Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes. Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Mars 2015.
• Kit pour agir contre le sexisme. Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes. Février 2017.
Le saviez-vous ?
- Depuis 2019, la Loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel oblige à désigner un·e à deux référent·es en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, sensibilisé·es et formé·es sur le sujet. Cette mesure concerne toute entreprise employant au moins 250 salarié·es (article L. 1153-5-1 du Code du travail). En savoir plus
- Depuis le 31 mars 2022, afin de respecter les obligations de santé et de sécurité à l’égard des collaborateurs et collaboratrices, l’employeur doit ainsi accorder une plus grande importance et une meilleure visibilité à la lutte contre les agissements sexistes, à la fois dans les relations individuelles et également dans les dynamiques collectives de groupe. Le sexisme répété ou systémique étant désormais un risque pour la santé au travail au même niveau que le harcèlement sexuel, l’employeur devra adapter sa politique de prévention et sa procédure de traitement en conséquence.